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mercredi 19 avril 2017

Le FMI ne prévoit pas de reprise avant 2018

Rio de Janeiro (awp/afp) - Le FMI a maintenu mardi une prévision de croissance quasi-nulle pour le Brésil en 2017 (0,2%), n'envisageant la reprise qu'en 2018 (1,7%), alors que la première économie d'Amérique Latine s'est contractée pour la deuxième année de suite en 2016 (-3,6%), la pire récession de son histoire.
En janvier, le Fond monétaire international prévoyait déjà une croissance de 0,2% pour 2017 (contre 0,5% en octobre), mais était légèrement plus pessimiste que ce mardi en ce qui concerne 2018 (1,5%).
En mars, le gouvernement brésilien avait revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2017 (0,5% contre 1% en novembre), mais s'attendait à une reprise nettement plus franche que le FMI en 2018 (2,5%).
"Le rythme de la contraction a diminué, mais les investissements et la production continuaient à chuter fin 2016, alors que la crise fiscale de certains États continue à s'approfondir", explique le FMI dans son rapport mondial.
Plusieurs États brésiliens, notamment celui de Rio de Janeiro, sont au bord de la faillite et les fonctionnaires accumulent parfois plusieurs mois de salaires impayés.
"La reprise progressive dépend d'une réduction des incertitudes politiques, d'un assouplissement monétaire et de l'avancement des réformes", selon le Fonds.
"Des réformes pour accélérer la croissance potentielle sont nécessaires non seulement pour améliorer le niveau de la vie de la population après la profonde récession, mais aussi pour faciliter la consolidation fiscale", conclut le rapport.
La chute récente de l'inflation a permis à la banque centrale d'accélérer ces derniers mois la baisse du taux directeur, passé de 14,25% en octobre à 11,25% le 12 avril.
Le gouvernement tente pour sa part de faire passer une série de mesures d'austérité pour sortir le pays de la crise.
Mais l'incertitude politique a repris de plus belle la semaine dernière, avec les derniers rebondissements du méga-scandale de corruption qui secoue le pays, notamment le feu vert donné par la Cour suprême à l'ouverture d'enquêtes visant notamment huit ministres du gouvernement.
La crise politique menace l'avancement des réformes, notamment celle du système de retraites, en discussion actuellement au Parlement.
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mardi 18 avril 2017

Casino ralentit au premier trimestre avec le Brésil mais confirme ses objectifs

PARIS (Reuters) - Casino a confirmé ses objectifs financiers 2017 malgré une croissance organique ralentie au premier trimestre en raison d'une nette décélération au Brésil.



Les ventes du distributeur ont totalisé 9,32 milliards d'euros, enregistrant une hausse de 11,6% en données publiées, dopée par l'évolution favorable des taux de change.
A change constants, hors essence et effets calendaires, elles ont limité leur progression à 3,1%, après une hausse de 5,1% au quatrième trimestre de 2016.
En France - dont le poids est devenu crucial depuis la cession des très rentables actifs asiatiques pour désendetter le groupe - les ventes ont maintenu leur faible croissance de 0,2% à magasins comparables, dans un environnement concurrentiel toujours difficile.
La dynamique, qui s'est dégradée dans les hypermarchés Géant (les ventes ont baissé de 1,9% avec une baisse à deux chiffres dans le non alimentaire), a été compensée par les solides performances de Monoprix (+2,1%), tirée par la livraison express dans l'alimentaire et par le textile, et par celles de Franprix (+1,4%) qui profite de la rénovation de son parc de magasin passés sous le concept "mandarine".
Au Brésil les ventes de la filiale GPA, numéro un brésilien de la grande distribution, ont vu leur croissance limitée à 5,8% en comparable, après une hausse de 7,9% au 4e trimestre 2016, pénalisée par la baisse de l'inflation alimentaire.
"Nos chiffres confirment notre plan de marche pour réaliser nos objectifs de progression de notre rentabilité", a déclaré Antoine Giscard d'Estaing, directeur financier du groupe, lors d'une conférence téléphonique avec la presse.
Le distributeur s'est fixé pour objectif de faire progresser son résultat opérationnel courant (ROC) cette année d'au moins 10%, à changes courants et d'environ 15% en France, dans l'alimentaire seulement.
Antoine Giscard d'Estaing s'est refusé à toute indication sur la cession de ViaVarejo, filiale de produits électroniques de GPA, dont la procédure de vente a été lancée en novembre 2016, précisant simplement que l'enseigne poursuivait son redressement, profitant d'un environnement plus favorable lié à la baisse de l'inflation et des taux d'intérêt.
"Il n'y a aucun pression sur l'actif et sa valeur intrinsèque ne peut que s'améliorer", a-t-il précisé.
En Bourse, le titre Casino cède 0,79% à 51,58 euros à 9h41, alors que le SBF 120 est en léger recul (-0,63%) au même moment.
"Ces chiffres ne devraient pas sensiblement modifier le sentiment du marché sur Casino", soulignent les analystes de Raymond James, pour qui la confirmation des objectifs témoigne de l'approche jugée prudente du groupe concernant l'évolution de sa rentabilité.
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jeudi 13 avril 2017

Brésil : l'inflation au 1er trimestre au plus bas depuis 1994

L'inflation au Brésil a atteint au premier trimestre son plus bas niveau depuis 1994, à 0,96%, ce qui devrait inciter la Banque centrale à réduire encore son taux d'intérêt directeur, selon les chiffres officiels publiés vendredi.





Il y a un an, l'inflation trimestrielle se situait à 2,62%, a rappelé l'Institut de géographie et de statistique du Brésil (IBGE).

Sur le seul mois de mars 2017, les prix ont augmenté de 0,25%, après avoir crû de 0,33% en février et de 0,43% en mars 2016.

Sur 12 mois, la hausse de l'indice brésilien s'établit à 4,57%, légèrement au-dessus de l'objectif de 4,50% (avec une marge de 1,5 point) fixé par le gouvernement.

La pression inflationniste a sensiblement diminué ces derniers mois, dans un contexte de récession prolongée (plus de deux ans) au Brésil, première économie d'Amérique latine.

En 2015, le pays avait ainsi connu une hausse des prix à la consommation de 10,67%, puis de 6,29% en 2016.

La Banque centrale a indiqué la semaine dernière que, grâce à ce recul de l'inflation, elle pourrait accélérer sa baisse des taux d'intérêt, comme le réclament les entreprises et les syndicats pour stimuler l'investissement et la consommation.

L'organisme monétaire a réduit en février son taux directeur pour le quatrième mois consécutif, à 12,25%. Il tiendra sa prochaine réunion la semaine prochaine.

Le marché table pour la fin de l'année sur une inflation à 4,10% et un taux directeur à 8,75%, selon l'enquête réalisée chaque semaine par la Banque centrale auprès d'une centaine de courtiers et analystes.
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